Les majors du disque veulent concurrencer Youtube
Le torchon brûle entre l'industrie du disque et Youtube. Encore une fois l'alternative "légale" devrait nous faire rire. Nous sommes déjà curieux de savoir combien de millions vont être investis en pure perte dans le nouveau projet de ces majors.
Le premier impact de cette fronde devrait fortement déplaire aux utilisateurs. Si vous aviez pris l'habitude de monter vos vidéos avec de la musique pour l'agrémenter, sachez que ces dernières risques d'être tout simplement amputées de leur bande sonore : il vous faudra donc utiliser des musiques non soumises au droit d'auteur pour accompagner vos séquences vidéo. Les vidéos déjà en ligne resteront disponible ... mais sans leur piste sonore. Si la France n'est pas encore concernées par ces mesures, Youtube USA a déjà amputé des dizaines de milliers de vidéos de leur son.
Parallèlement Universal Music, Warner Music, Sony BMG et EMI envisageraient de monter leur propre plate-forme de vidéo. Une véléité qui prête à sourire pour qui connaît le passif internet des majors du disques qui n'ont pas été fichues en 15 ans de produire une plate-forme de vente légale de leur catalogue faisant l'unanimité. Mais pour comprendre la guerre entre Google, propriétaire de Youtube, et les majors, il faut revenir un peu en arrière. Les majors ont signé des accords avec ces majors afin de les rémunérer au visionnage des contenus copyrightés. Youtube ne gagnant pas d'argent a été pressé par Google de devenir rentable en 2008. Solution proposée par Google : une renégociation des royalties des majors : insupportable pour ces dernières qui ont décidé d'attaquer frontalement Google en dénonçant les accords qui devaient leur rapporter pourtant plusieurs dizaines de millions d'euros.
Mais le plus drôle dans l'histoire c'est l'aveu de Laurent Petitgirard, Président du Conseil d’Administration de la SACEM, qui semble avoir compris que les majors et les auteurs, bien que d'accord sur toute méthode répressive pour endiguer les échanges sur le web risquent de se disputer le pactole. Et a ce petit jeux, les auteurs ne gagneront pas un sou. Tout ceci conduit Laurent Petitgirard à demander une nouvelle taxe sur le chiffre d'affaire des fournisseur d'accès ! On croit rêver...

